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L’alimentation nécessaire au bon fonctionnement du cerveau

Tuesday 7 February 2017

Nous aspirons tous à profiter au maximum de nos capacités mentales. Pourtant, la majorité des gens, des enfants jusqu’aux personnes âgées, vivent avec des capacités mentales sous-optimales, à un degré plus ou moins prononcé, ou avec une fonction gravement affectée : mémoire défaillante, déficit de l’attention, problèmes d’apprentissage, troubles du comportement, mauvais résultats scolaires et professionnels, distraction, hyperactivité… jusqu’à l’autisme, les maladies de Parkinson et Alzheimer, etc.
Tous ces problèmes peuvent être atténués grâce à différentes thérapies qui stimulent le fonctionnement du cerveau mais il est très difficile d’agir lorsqu’il existe un problème physiologique, avec une origine nutritionnelle.
Dans cet article, vous pourrez déterminer si votre régime est suffisamment sain pour offrir des fonctions optimales à votre cerveau.

Vous pouvez réaliser tous les exercices disponibles sur le marché pour améliorer la mémoire, et toutes les thérapies de stimulation sensorielle et du développement. Si le cerveau ne reçoit pas les éléments de base qui lui permettent de fixer ces informations, il sera assez difficile d’avancer. Ce serait comme si le meilleur architecte du monde ne disposait pas des matériaux nécessaires pour construire des maisons.
Depuis que nous sommes enfants, on nous inculque une série d’idées sur les régimes jugés sains. Nous suivons tous plus ou moins ces préceptes qui diffèrent selon les pays, les familles, les cultures, etc. Mais serait-il possible que ces croyances en matière de régimes soient erronées ?
En tant que spécialiste de la nutrition liée aux problèmes psychologiques, neurologiques et comportementaux, j’ai pu constater que la nutrition améliore toujours les performances du cerveau et qu’elle peut même permettre de rétablir des fonctions normales après plusieurs pathologies subies par cet organe.
 Notre cerveau a les mêmes besoins que le reste du corps. Il a besoin de l’énergie que lui apporte le glucose, des éléments constitutifs des neurones provenant des acides aminés et des acides gras, des vitamines et des minéraux pour soutenir les réactions biochimiques et d’eau. Tous ces nutriments proviennent des aliments que nous ingérons et du recyclage des tissus endommagés du corps (eh oui, notre corps est très écologique !). Nous nous concentrons donc sur notre régime pour offrir au corps ce dont nous pensons qu’il a besoin. Mais nous oublions que ces nutriments doivent être correctement digérés, transformés, absorbés, remis au cerveau, intégrés dans les cellules et que les résidus de toutes ces activités doivent être éliminés.
Lorsque l’on planifie un repas, il faut penser à apporter les aliments dont le cerveau a besoin, mais aussi tenir compte de tous les processus qui suivront, de la bouche jusqu’au cerveau. Il faudra éviter d’ingérer toutes les substances qui peuvent perturber le bon fonctionnement des différents systèmes à l’origine de ces processus : système digestif, système circulatoire et système de détoxication.
Nous verrons plus loin comment favoriser le bon fonctionnement de ces systèmes grâce à une bonne alimentation.
 

1) Apport d’aliments riches en nutriments

Il est nécessaire de consommer des aliments nutritifs. C’est pour cela qu’il est important de consommer des produits qui ont été cultivés sur des sols riches et sains. Les sols appauvris donnent des aliments pauvres en nutriments. Ainsi, les tomates cultivées sur des sols minéralisés contiennent 5 fois plus de calcium, 13 fois plus de magnésium et 1 900 fois plus de fer que celles qui ont été cultivées sur des sols pauvres. (10)
Le temps de transport et de stockage de la production, entre le champ et l’assiette, est également très important. Ainsi, 50 % de la vitamine C disparaissent dans les 24 heures suivant la récolte. Les haricots verts perdent 45 % de leurs nutriments entre le champ et l’assiette et le chou-fleur connaît une perte de 25 % pendant ce même laps de temps.
C’est pourquoi il vaut mieux consommer des produits biologiques, locaux et de saison.
En matière de nutriments, il faut aussi tenir compte des produits complets. Les produits raffinés, tels que le sucre et la farine blanche, doivent être éliminés car ils sont dépourvus des nombreux minéraux, vitamines et fibres que l’on trouve dans l’enveloppe des graines.Mais comme nous le verrons dans la section suivante, la consommation de céréales complètes peut aussi entraîner des problèmes liés à leur forte teneur en anti-nutriments. Ceux-ci sont en effet plus présents dans les céréales complètes que dans les produits raffinés. Il vaut donc mieux éliminer l’ensemble des céréales.
Dans les aliments transformés, les nutriments sont détruits, altérés ou modifiés et deviennent ainsi inutilisables pour l’organisme. Ces aliments contiennent en outre des additifs et autres substances néfastes. Les repas traditionnels faits-maison sont infiniment meilleurs.
Lorsque l’on évoque l’alimentation pour le cerveau, il convient de porter une attention particulière aux graisses. Le cerveau est composé de 60 % de graisses. Le type de graisses que nous consommons est donc important pour la santé du cerveau. Il faut par conséquent éviter tous types d’huiles et de graisses pour frire à haute température. La structure des graisses commence à se dégrader lorsqu’il y a émission de fumée. Les graisses saturées, comme le beurre, le saindoux animal et les huiles de coco et de palme résistent mieux à haute température tandis que les graisses monoinsaturées, comme l’huile d’olive, résistent un peu moins bien à la chaleur. Les plus délicates sont les huiles polyinsaturées, comme l’huile de tournesol, de colza, de maïs, de sésame, de noix, etc. Il est également important d’éliminer totalement les graisses hydrogénées industrielles et les graisses trans des margarines et des produits de pâtisserie industrielle.
Notre corps a besoin de graisses saturées et insaturées mais jusqu’à maintenant, on n’a identifié que deux acides gras essentiels externes que le corps ne peut pas fabriquer : l’acide linoléique oméga 6 et l’acide alpha-linoléique oméga 3. (9) Les autres acides gras peuvent être dérivés de ces deux-là. Il est donc important de consommer de bonnes sources de ces graisses, lesquelles peuvent se trouver dans n’importe quel aliment complet en plus ou moins grande quantité (céréales complets, fruits secs, légumes, poissons, viandes, œufs, fruits…).
Il est extrêmement important de respecter la proportion entre ces deux acides gras essentiels, les omégas 6 et les omégas 3 . Le rapport idéal serait de 1:1 ou 2:1 (16) ; les valeurs supérieures augmentent progressivement le risque de développer des maladies inflammatoires. Ainsi, les aliments qui contiennent un excès d’omégas 6 par rapport aux omégas 3 ne sont pas optimaux pour la santé, ce qui est le cas des céréales, de la majeure partie des fruits secs et des graines et de tous les types de produits animaux qui ont été nourris avec des céréales à la place de l’herbe et des légumes. Pour en savoir plus sur les graisses, vous pouvez consulter cet autre article.
 

2) Le système digestif et le lien entre cerveau et intestin


« Toutes les maladies commencent dans l’intestin », disait Hippocrate il y a plus de 2 000 ans.
Le cerveau et l’intestin sont liés. L’intestin est la première étape du processus de transformation des nutriments qui viendront alimenter le cerveau. Mais comme nous le verrons, l’intestin peut aussi devenir une source de toxicité pour le cerveau.
On dit également que l’intestin est notre second cerveau. En effet, c’est de là que proviennent 90 % de la sérotonine et 50 % de la dopamine de notre corps.
 De nombreuses substances peuvent perturber le bon fonctionnement du système digestif, inhibant ainsi la fonction enzymatique, c’est-à-dire les « ciseaux » qui décomposent les aliments en substances élémentaires. Voici une liste des substances pouvant avoir un effet très défavorable sur la fonction digestive :
* Les anti-nutriments comme les phytates, les oxalates et la saponine que l’on trouve dans les légumineuses (fèves, lentilles, pois, soja), les céréales, les fruits secs et les graines. Ces anti-nutriments disparaissent en grande partie lorsqu’ils sont soumis à des processus culinaires comme la fermentation, le trempage, la germination et la cuisson. Mais même ainsi, il reste toujours d’importantes quantités d’anti-nutriments et cela peut inhiber une grande part de la digestion. Cet article comporte des informations détaillées sur les anti-nutriments.
* Le vinaigre : l’acide acétique est un important inhibiteur digestif des glucides (féculents, céréales et sucres).
* L’alcool : il empêche la digestion des protéines.
* Les médicaments comme les antiacides et les inhibiteurs de la pompe à protons inhibent la production d’acide chlorhydrique, ce qui empêche la digestion des protéines. 
Bien entendu, il faut tenir compte de ce que nous mangeons mais, plus important encore, de la façon dont nous mangeons. Si nous mangeons rapidement, de trop grandes quantités, trop souvent ou selon des combinaisons inadaptées, les aliments les plus sains du monde peuvent se transformer en éléments préjudiciables. L’erreur la plus fréquente est de trop manger, même s’il s’agit de légumes. Pour en savoir plus sur ces facteurs, vous pouvez lire cet autre article.  
Un autre problème à envisager lorsque nous choisissons nos aliments quotidiens est de savoir si nous sommes capables de séparer les enzymes afin de digérer ces aliments.
Certains aliments sont, en soi, impossibles à digérer par les êtres humains. Ainsi, par exemple, nous pouvons séparer certains types d’enzymes du type amylase pour digérer les amidons mais notre capacité est très limitée par rapport à certains oiseaux qui peuvent digérer jusqu’aux amidons des graines crues.
Une grande partie des substances qui se trouvent dans les aliments que l’on consomme habituellement dans le monde entier sont, en fait, impossibles à digérer, comme par exemple :
* Certains oligosaccharides présents dans les légumineuses qui ne s’éliminent pas totalement lors de la transformation culinaire. (12), (13)
* Les protéines des céréales modernes (gliadine du blé, sécaline du seigle, hordéine de l’orge, zéine du maïs, kafirine du sorgo et panicine du millet). Pour en savoir plus sur l’impossibilité de digérer les céréales modernes, consultez les ouvrages du Dr Seignalet. (11)
* Les acrylamides et HAP des viandes, huiles, céréales et de tous les types d’aliments grillés ou brûlés. La pasteurisation, la friture à haute température et les barbecues sont les pires méthodes de cuisson. En général, plus la température est élevée, plus les aliments deviennent difficiles à digérer. (14)
* Le lactose pour les adultes. (2)
* Les additifs. (15) 
Certaines personnes souffrent également d’intolérances alimentaires dues à l’absence de certaines enzymes spécifiques, et ce pour différentes raisons. L’hypochlorhydrie est un déficit en acide chlorhydrique dans l’estomac qui empêche la bonne digestion des protéines. Il existe aussi le déficit en amylase sécrété par le pancréas pour digérer les amidons, dû à une fatigue des surrénales, le déficit en saccharose et en maltose produits par les villosités de l’intestin lorsque celui-ci est dégradé, le manque de bile en cas d’extraction de la vésicule biliaire, ce qui nuit à la bonne digestion des graisses, etc.
 Tous ces aliments, qui ne peuvent pas être digérés par nos enzymes, sont donc digérés par différentes souches de micro-organismes qui se développent dans l’intestin. Ces bactéries, voire des protozoaires et des vers, se nourrissent des aliments qui ne peuvent pas être digérés et produisent, comme résidus de leur digestion, des gaz et des toxines (appelés métabolites organiques) qui peuvent entraîner une longue liste de maladies dans différentes parties du corps.
Dans le cerveau, certains métabolites sont particulièrement dangereux, comme les peptides opioïdes provenant du gluten et de la caséine (pour en savoir plus, lire ici). Citons également l’éthanol et l’alcool produits par les levures et les champignons de l’intestin, les neurotoxines du Clostidrium  avec des effets semblables à ceux du tétanos, l’histamine et autres amines, etc. Les problèmes associés à ces toxines sont très différents, ils vont d’une perte de mémoire modérée ou des perturbations du sommeil aux maladies psychiatriques les plus aiguës. Dans son livre, le Dr Campbell-McBride (2) précise les effets de toutes ces toxines. Le Dr Campbell-McBride propose de suivre le régime GAPS pour guérir tous ces types de pathologies .
 Le déséquilibre de la flore intestinale joue également sur la synthèse et la méthylation des vitamines K et de celles du groupe B qui ont un rôle très important pour la fonction cérébrale.
 Une autre conséquence des problèmes issus de la mauvaise digestion des aliments est l’inflammation. L’inflammation apparaît lorsque certains des aliments partiellement digérés traversent la paroi intestinale en raison du syndrome de l’intestin hyper-perméable (« leaky gut » en anglais). D’autres substances indésirables qui peuvent finir dans le sang sont les produits toxiques, les bactéries et les virus. Ces substances déclenchent une réaction immunitaire dans l’organisme, à savoir une inflammation, laquelle entraîne un stress oxydant avec production ultérieure de radicaux libres qui endommagent les tissus. Lorsque cette inflammation se produit dans le cerveau, elle peut entraîner des pathologies psychologiques, neurologiques ou de comportement. Tous ces problèmes peuvent également apparaître sans qu’aucun symptôme gastro-intestinal ne se présente. (1)
 Lorsque les aliments ont été digérés, les glucides, les acides aminés, les acides gras, les vitamines et les minéraux doivent traverser la paroi intestinale pour arriver dans le sang. Ce processus, appelé absorption, est réalisé par les cellules intestinales. Toutefois, ces cellules peuvent être endommagées par certaines substances présentes dans les aliments, comme le gluten et la lectine des céréales et des légumineuses (1), le mercure des amalgames dentaires, les antibiotiques et anti-inflammatoires, les pesticides et une longue liste de substances chimiques. (2)
 

3) La qualité du transport et de la distribution des nutriments

Le transport des nutriments et de l’oxygène jusqu’au cerveau doit être réalisé correctement.
Certains aliments peuvent endommager l’appareil circulatoire, empêchant le flux sanguin d’arriver au cerveau et de circuler à l’intérieur.
Le Dr Perlmutter (1) explique que l’un des principaux problèmes qui perturbent la circulation sanguine et portent préjudice à la fonction cérébrale est le phénomène appelé glycation des protéines. La glycation se produit lorsque les sucres s’allient aux protéines (comme l’hémoglobine) : ils deviennent alors inutilisables et endommageant les tissus : vaisseaux sanguins, organes, peau, etc. Cela se produit lorsqu’il y a trop de sucres dans le sang en raison d’un régime trop riche en glucides et en sucres. Une étude de la clinique Mayo montre que, dans les régimes riches en glucides, le risque de développer des dysfonctionnements cognitifs est multiplié par quatre : problèmes de mémoire, de langage, de réflexion et de raisonnement.
 Le cholestérol est un sujet qui porte à controverse, notamment au niveau de son effet sur le système cardio-vasculaire. Dans la médecine conventionnelle, on accuse le cholestérol d’être l’un des principaux facteurs de problèmes cardio-vasculaires. Toutefois, de nombreuses études ont montré qu’en réalité, les personnes ayant un cholestérol élevé vivent plus longtemps et que le cholestérol est une graisse nécessaire au cerveau. (1)
 Le Dr Campbell-McBride (8) affirme que le cholestérol est une substance qui sert à réparer les tissus comme les vaisseaux sanguins et que si le taux de cholestérol dans le sang est trop élevé, il faut chercher la raison pour laquelle certains tissus subissent tant de dégâts. Notre foie produit 75 % du cholestérol. Ainsi, même si l’apport de cholestérol dans l’alimentation diminue, le cholestérol sanguin restera élevé.
Dans le régime GAPS, du Dr Campbell-McBride, les glucides, les féculents et les sucres sont totalement éliminés et il est recommandé de consommer une grande quantité de graisses animales.
 Le Dr Perlmutter (1) montre, dans une étude portant sur l’effet du cholestérol sur la maladie de Parkinson, que, chez les personnes ayant un cholestérol LDL inférieur, le risque de souffrir de cette maladie dégénérative diminue de 350 %. Le LDL transporte le cholestérol jusqu’aux neurones, ce qui est nécessaire à leur bon fonctionnement. Mais la molécule de LDL peut être endommagée par les radicaux libres provenant d’un processus d’oxydation, tel que celui qui se produit dans les régimes riches en glucides ou dans tout type de stress physique ou psychologique pour le corps. Ce stress oxydant endommage également les vaisseaux sanguins et il est responsable de maladies cardio-vasculaires qui empêchent également le bon transport des nutriments jusqu’au cerveau.
Le Dr Perlmutter conseille un régime riche en graisses et en cholestérol et autorise une quantité très limitée de céréales sans gluten et de sucres (y compris produits laitiers et fruits).
 Le Dr Graham (4) considère que le problème de la glycation apparaît lorsqu’il y a trop de graisses et de sucres en même temps dans le sang car les graisses rendent l’insuline inutilisable et empêchent les sucres d’être absorbés par les cellules, ce qui augmente la quantité de sucres dans le sang et favorise la glycation. Le Dr Graham soutient cet argument avec le programme Pritikin (17), avalisé par plus de 100 études scientifiques.
Le Dr Graham défend un régime pauvre en graisses et riche en fruits car, adepte du courant de l’Hygiène Naturelle, il considère que les hommes sont fondamentalement frugivores (alimentation basée sur les fruits). Au contraire, les régimes riches en graisses s’appuient sur la consommation de grandes quantités d’huiles végétales et/ou de graisses animales concentrées, lesquelles sont extraites de produits naturels comme les olives, les fruits secs et les graines, à l’aide d’un processus de raffinage mécanique, plus ou moins industriel. En revanche , la consommation d’une quantité raisonnable de produits naturels entiers riches en graisses, comme certains fruits (olives, avocats, noix de coco), ne pose aucun problème.
 La conclusion est que les graisses et les sucres sont incompatibles dans un même régime. Les deux régimes, celui qui est riche en graisses et pauvre en glucides, comme les régimes cétogènes, et ceux qui sont riches en fruits et pauvres en graisses, comme les régimes frugivores, donnent de bons résultats pour la prévention et la guérison de maladies liées au cerveau et autres. Personnellement, les meilleurs résultats que j’ai obtenus l’ont été avec les régimes frugivores, bien que les régimes cétogènes suffisent dans de nombreux cas.
La solution la plus communément adoptée pour améliorer la circulation sanguine est la complémentation en acides gras oméga 3 (EPA et DHA) sous forme d’huiles de poisson. Il s’agit d’un bon remède mais, comme tout médicament (naturel ou chimique), il a des effets secondaires. Tout type de remède qui améliore la circulation sanguine a également un effet anticoagulant qui peut finir par être dangereux si la personne subit un accident, et ce en raison du risque d’hémorragie. Cela abaisse également la tension artérielle, modifie les niveaux de cholestérol et peut entraîner des déficiences en vitamine E. (18) Des valeurs de sécurité ont été fixées afin de diminuer ces risques mais les niveaux thérapeutiques pour obtenir un effet appréciable dans les problèmes liés au cerveau et aux maladies cardio-vasculaires dépassent souvent ces valeurs de sécurité.
Il vaut toujours mieux trouver l’origine du problème cardio-vasculaire ou neurologique comme, par exemple, la glycation ou l’inflammation due à l’ingestion de céréales, au lieu de recourir à des remèdes ou à des compléments.
Le Dr Amen (3) décrit d’autres solutions permettant d’améliorer la fonction cérébrale, en identifiant les facteurs qui perturbent le flux sanguin :
* La caféine et la nicotine sont des substances de vasoconstriction. Le stress a également un effet vasoconstricteur.
* Le manque de sommeil et le manque d’exercice limitent le flux sanguin.
* Les drogues, l’alcool, le tabac et les produits toxiques ambiants, surtout les dissolvants, ont un effet particulièrement toxique pour le cerveau.
* La déshydratation ou une hydratation insuffisante empêchent également le bon fonctionnement du cerveau.
 

 4) Rester propre à l’intérieur

Dans l’approche de l’hygiène naturelle, la toxémie est la principale responsable de toutes les maladies. Lorsque les déchets toxiques ne sont pas correctement éliminés des tissus, les cellules subissent une dégradation due à la toxicité acide et au manque d’oxygène et de nutriments. Lorsque l’accumulation des déchets dans les fluides interstitiels qui baignent les cellules, due à une production interne ou à des sources externes, est plus rapide que le processus d’élimination, c’est là qu’apparaît la toxémie.
Il a été montré que la majeure partie des personnes souffrant de maladies neurologiques ont un problème quelconque au niveau du système de détoxication. Différents polymorphismes génétiques ont été associés à une absence de détoxication et sont liés aux maladies neurologiques. (6) En particulier, le gène APOE est étroitement lié à la maladie d’Alzheimer. (7) Chez les personnes dont le système de détoxication est déficient, il faut prêter une attention toute particulière pour éviter les sources de toxicité, qu’elles soient externes ou internes. Cela implique d’être vigilant à toutes les sources de toxicité dans l’environnement de la personne : alimentation, air, eau, peau, rayonnements, etc. Cet article recense les diverses sources possibles de toxicité externe.
En ce qui concerne les sources de toxicité interne, la flore intestinale joue un rôle très important. Ainsi que cela a été expliqué dans le paragraphe sur le système digestif, les bactéries opportunistes indésirables produisent une grande quantité de toxines. Si l’on fait attention à son régime, comme nous l’expliquions dans les paragraphes précédents, c’est le premier pas pour avoir une flore intestinale saine et un cerveau sain.
Un autre aspect important à privilégier est d’éviter la constipation. Lorsque la constipation s’installe, les aliments fermentent et pourrissent dans l’intestin en conséquence de l’action bactérienne. Pour profiter d’un transit intestinal régulier, consultez cet article sur les différentes mesures et solutions à prendre en compte. 
 
 

Conclusion:

Pour profiter d’un fonctionnement optimal du cerveau, il est important d’adopter une alimentation et un style de vie sains qui non seulement apportent des nutriments au cerveau mais prennent également soin des systèmes digestif, circulatoire et émonctoire.
À cet égard, il est fortement recommandé d’éliminer tous types de céréales modernes et de sucres raffinés. À partir de là, il existe différents régimes ayant des avis divergents sur les protéines, les graisses et les fruits.
Une approche individuelle est la meilleure solution pour trouver le régime le plus adapté à chaque personne.

Bibliographie
 
(1) Dr Perlmutter, « Ces glucides qui menacent notre cerveau»
(2) Dr Natasha Campbell-McBride, « Gut and Psychology syndrome »
(3) Dr Amen, « Magnificent mind at any age »
(4) Dr Graham, « The 80/10/10 Diet »
(5) Dr Herbert Shelton, « Hygienic Systems Vol II »
(6) « A key role for an impaired detoxification mechanism in the etiology and severity of autism spectrum disorders »
(7) « Alzheimer's genes: Are you at risk? »
(8) Dr Natasha Campbell-McBride, « Put your heart in your mouth »
(9) « Discovery of essential fatty acids »
(10) Dr Firman Rutgers University, 1948
(11) Dr Jean Seignalet, « L’Alimentation ou la troisième médecine»
(12) « Effect of soaking and cooking on the oligosaccharides and lectins in red kidney beans » 
(13) « Oligosaccharide content and composition of legumes and their reduction by soaking, cooking, ultrasound, and high hydrostatic pressure »
(14) « The dangers of over-cooking your food »
(15) « Researcher Links Digestive Problems to Food Additive »
(16) « The importance of the ratio of omega-6/omega-3 essential fatty acids » 
(17) « The science »
(18) Mayo Clinic, Drugs and Supplements “Omega-3 fatty acids, fish oil, alpha-linolenic acid”
 
 
 

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